Parole de l'archevêque

Chrismale 2019web - 26
UN DIMANCHE DE LA PAROLE DE DIEU

Le pape François vient d’instituer une journée de la parole de Dieu, au troisième dimanche du temps ordinaire de chaque année, soit, en 2020, le dimanche 26 janvier. On pourrait se dire : voici encore une journée à thème ! Nos calendriers civils et... surtout commerciaux en sont remplis, au détriment d’ailleurs des calendriers chrétiens qui fêtent des personnes vivantes, des croyants qui ont mis leur confiance dans le Christ et dans sa parole.
Mais il me paraît bon de nous arrêter un instant sur cette démarche. Le pape l’ouvre en disant : c’est le Christ qui ouvrit à ses disciples (d’Emmaüs, Luc chapitre 24) la compréhension de ce qu’ils étaient en train de vivre : la mort de Jésus les avait révoltés et abattus, mais Jésus lui-même vient réveiller leur espérance en leur révélant la signification de… Lire plus
UN DIMANCHE DE LA PAROLE DE DIEU

Le pape François vient d’instituer une journée de la parole de Dieu, au troisième dimanche du temps ordinaire de chaque année, soit, en 2020, le dimanche 26 janvier. On pourrait se dire : voici encore une journée à thème ! Nos calendriers civils et... surtout commerciaux en sont remplis, au détriment d’ailleurs des calendriers chrétiens qui fêtent des personnes vivantes, des croyants qui ont mis leur confiance dans le Christ et dans sa parole.
Mais il me paraît bon de nous arrêter un instant sur cette démarche. Le pape l’ouvre en disant : c’est le Christ qui ouvrit à ses disciples (d’Emmaüs, Luc chapitre 24) la compréhension de ce qu’ils étaient en train de vivre : la mort de Jésus les avait révoltés et abattus, mais Jésus lui-même vient réveiller leur espérance en leur révélant la signification de cet événement d’après les récits bibliques et les paroles prophétiques de la première alliance (l’Ancien Testament).
En effet, la parole de Dieu est faite pour nous et pour tous ; particulièrement pour ceux qui vivent une vie difficile d’où l’espérance peut avoir disparu en raison des douleurs, des blessures, de l’absence de sens et de lumière. Je crois que nous en faisons l’expérience : dans les préparations des sacrements de baptême ou mariage, ou des liturgies de funérailles, les animateurs des rencontres savent bien comment, lorsqu’ils présentent un texte de l’évangile, ou un psaume, des interlocuteurs peuvent dire que cela leur parle de ce qu’ils vivent, dans la joie ou dans la peine.
Devenir habitué de la parole de Dieu, c’est entrer dans la connaissance et la familiarité avec le Christ qui vit, réagit, nous fait entrer dans l’amour de son Père, et nous faire devenir disciples missionnaires.
Efforçons-nous et mettons-nous plus encore en relation avec cette Parole de vie : cette journée du 3e dimanche dans l’année liturgique sera un signe de notre désir de nous y mettre. Une mise en valeur liturgique du temps de la Parole, au cours de la messe, une procession solennelle du Livre, lectionnaire ou évangéliaire, serait particulièrement opportune...
Nous avons de bons moyens à notre disposition : pour tous, les éditions des missels du dimanche, de la messe quotidienne, des bibles. Dans notre diocèse, le Service de la Parole est particulièrement dédié à cela, et il comporte d’excellents dossiers très accessibles : je le remercie de tout ce qu’il nous propose et vous invite à y recourir davantage.

† Laurent Ulrich, Archevêque de Lille