Ordinations diaconales

Ordinations diaconales

Dimanche 19 octobre à 15h30
Cathédrale Notre-Dame de la Treille, à Lille


Portraits des futurs diacres permanents,

“Dieu veille”

Hervé Barbieux, 59 ans, marié à Annie depuis 17 ans, est père de deux filles. Valenciennois d’origine, il habite Phalempin et est postier, comme son épouse.

“Issu d’une famille non pratiquante, j’ai découvert la foi vers 12 ans au catéchisme. J’adorais le caté et j’aimais entendre le vicaire nous parler de l’amour du Christ. Je voulais même entrer au séminaire. Puis je me suis ensuite éloigné de l’Église, jusqu’à l’inscription de mes filles au catéchisme. C’est en les accompagnant au catéchisme que j’ai reçu un appel. Les mots qui m’avaient touché sur l’amour du Christ quand j’étais enfant me sont revenus à ce moment-là. Animateur caté, je suis devenu responsable du caté puis membre de l’équipe liturgique et de l’EAP. Je suis par ailleurs administrateur de l’association Flandre Terre solidaire, qui s’occupe de l’accueil des migrants, Roms, SDF… Lorsque le curé m’a proposé il y a six ans de devenir diacre, c’était une vraie surprise. Je me suis dit “Dieu veille”… Avec mon épouse, nous avons avancé ensemble et fait une merveilleuse rencontre avec l’équipe d’accompagnement de mon diaconat. Notre regard sur les autres a réellement changé. Nous voyons maintenant toujours le bon côté des personnes et avons repris espoir dans l’humanité. Nous aimons rendre visible notre Église et rester toujours ouverts à l’extérieur.”

“Dire oui sereinement à deux”

Lionel Mallet, marié à Céline depuis 19 ans, est père de trois enfants. Directeur d’usines, il habite Mouvaux.

“Lorsque je me suis marié en 2000, j’étais encore loin de l’Église. C’est en faisant baptiser nos enfants que cela a travaillé en moi. J’en ai parlé à un prêtre qui m’a proposé le baptême. Après avoir cheminé pendant deux ans avec ma femme jusqu’à mon baptême en 2005, nous avons ressenti le besoin de nourrir notre foi et avons intégré une équipe Notre-Dame. Peu à peu investi dans différentes paroisses, pour la préparation au baptême ou à la sacristie, je suis devenu ensuite membre du bureau du bar chrétien Le comptoir de Cana. Interpellé à deux reprises par un ami prêtre pour devenir diacre, j’ai laissé la porte ouverte et j’ai entamé l’année de discernement. Au départ étonné que mon épouse soit autant investie dans la démarche, interpelé également par la longueur de la formation (six ans), j’arrive aujourd’hui au terme et, avec du recul, je comprends complètement l’impérieuse nécessité de cette formation longue réalisée en couple. Nous avons vécu un vrai chemin qui nous permet aujourd’hui de dire oui à deux sereinement.”

 

Propos recueillis par Tiphaine de Lachaise