Un soulèvement est proche !

  • Mise en ligne : 31/10/2017
Therese de Lisieux

Newsletter diocésaine de novembre 2017

Tant de situations inextricables à l'échelle du globe, et au niveau de notre "petit nous".
Tant de blocages incommensurables.
Tant de réconciliations insurmontables.
Tant de flou dans l'actualité drapée du prétexte de complexité.
Tant de murs entre nous et en nous-mêmes.
Tant de dimensions sclérosées par l'amour propre.
"Qui trouvera le levier, le point d'appui afin de soulever le monde?" interrogeait déjà la petite Thérèse de Lisieux.
Constatant que les plus savants ne parvenaient pas à résoudre cette transformation, Thérèse posa un diagnostic implacable : "Ce qu'Archimède n'a pu obtenir, parce que sa demande ne s'adressait point à Dieu, les saints l'ont obtenu dans toute sa plénitude!".
Que sont donc ce point d'appui et ce levier ?
Les codes spirituels que nous livre Thérèse sont limpides : Dieu leur a donné pour point d'appui ni plus ni moins que Lui-même et Lui seul ! Quant au levier ? C'est l'oraison qui embrase les êtres d'un feu d'amour ! Au fil des siècles, affirme-t-elle de toute sa foi, "les saints ont soulevé le monde, les saints le soulèvent en ce moment même, et les saints à venir le soulèveront aussi!".

Dans quelques semaines, les fidèles du diocèse de Lille recevront les reliques de Zélie, Louis et Thérèse Martin. Elles seront proposées à leur vénération. Les gens viendront se recueillir, porteurs de leurs aspirations, leurs souffrances, leurs projets, leurs joies. Cette démarche est pour toutes les générations. La visite des reliques doit surtout constituer une immense ferveur, une ardente intercession. Leur venue peut provoquer en nous "un soulèvement" au sens où l'entend Thérèse, si nous voulons nous exercer à ouvrir nos cœurs à cette oraison qui brûle le monde d'une vivifiante croissance dans l'amour.
Tout novembre nous y prépare ! La fête de tous les saints, la proximité de nos chers défunts, la célébration de l'armistice et la prière pour la paix, convergent à l'unisson vers cette puissance aimante dont parle Thérèse, et qu'elle reçut de ses parents. Les reliques seront nôtres pour signifier parmi nous une autre présence à nous-mêmes.

Il y a en chacun de nous une vitalité de foi, d'espérance et de charité qui ne demande qu'à naître. Le don est là, trop souvent inexploité.

Cessons d'être des Archimède nous exténuant à chercher le levier là où il ne se trouve guère. Commençons à devenir d'humbles priants.

Avec la grâce de Dieu, et à force de nous laisser émonder, nous entrerons pas à pas dans le sillage des saints...
 

Mgr Bernard PODVIN
Missionnaire de la Miséricorde.

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