Tu es seul(e) et divorcé(e) ? Moi aussi !

  • Mise en ligne : 13/02/2019
aci divorces

Retour sur la rencontre du 5 décembre 2018

Ce sont plus de 30 personnes qui se sont rencontrées ce 5 décembre 2018. Toutes ont deux points communs : celui d’avoir vécu l’expérience d’un divorce et celui de vivre seul.

Nous avons constaté lors de la rencontre qu’une partie des personnes étaient divorcées depuis moins de 5 ans, une autre partie depuis plus de 20 ans (et très peu entre 5 et 20 ans). Cette différence a permis une rencontre dans la diversité de réalités tout en soulignant les convergences.

Nous avons commencé par un repas sous forme d’auberge espagnole. Un esprit de convivialité et de dialogue s’installe alors entre les personnes qui ne se connaissaient pas. Puis, une présentation de la soirée par les membres de l’ACI (Action Catholique en Milieux Indépendants) sous une forme humoristique finit d’installer une atmosphère détendue.

4 ateliers sont ensuite proposés, chaque participant vivant deux ateliers au choix. Deux ateliers ont rencontré un franc succès : celui sur la solitude et la construction d’une nouvelle relation. A la suite des ateliers, chacun est invité à écrire le point fort découvert lors du partage. En voici quelques expressions...

 

Vivre la solitude au quotidien

« Il faut apprivoiser cette solitude. C’est complexe, car c’est à la fois un privilège (retrouver son indépendance, sa liberté) mais il y a du moins : besoin d’échanger, de partager, des bras de temps en temps...» « Manque de tendresse ». Ce qui est lourd également, c’est parfois de se sentir « seul au milieu des autres. Le regard extérieur est souvent difficile à vivre » « la solitude ressentie même dans un groupe » «C’est difficile de sortir seul.e.»

Comment passer à l’action ? Des idées ont été émises : « éviter les longs moments de solitude par des activités extérieures » « Il faut se faire aider et se faire des amis », développer « les réseaux d’amis ».*

 

Vivre le deuil d’une union

nécessite un « lâcher prise, il faut du temps pour faire le deuil d’une relation ». « On va avoir besoin de Dieu longtemps » Il faut faire le pas de « consentir à la réalité ». Il faut « accepter que le temps est long » et « accepter de l’aide pour vivre son deuil ». « La reconstruction est longue et difficile, mais on y arrive avec le temps »

 

Vivre (ou non) une nouvelle relation sérieuse ?

Cette réflexion fait suite aux carrefours précédents pour certains « Je suis arrivée à être indépendante, autonome, alors désirer une nouvelle relation interroge, interpelle !!! Non : Peur de perdre son indépendance, sa liberté d’activité, de « pas d’heure » etc... ; Oui : car il manque l’échange, le partage, les bras, le soutien...»

Plusieurs conditions semblent nécessaires pour s’ouvrir à une nouvelle relation :

Prendre le temps : « le temps pour se reconstruire, pour reprendre confiance en soi et en l’autre » « ne pas se précipiter » « Etre vrai avec soi-même pour s’ouvrir à l’autre »

Avoir confiance : « il faut être prête, avoir réparé sa confiance en soi et prête à faire confiance en l’autre » Mais « sur quelle base faire durer ou envisager une nouvelle relation? Sous quelle forme? » « On peut créer une relation qui évolue progressivement sans partager la vie quotidienne (ou avec...). C’est plus facile si on partage des mêmes valeurs (« partager les mêmes valeurs chrétiennes et les pratiquer facilite nos relations ») Mais « il est difficile de faire des rencontres » « Il faut toujours l’espérer » . Une question est revenue « Où sont les hommes? » (4 présents sur 35 personnes ce soir là).

 

Vivre les relations avec mes enfants.

Des tensions se vivent avec « l’ex. » qui parasitent, rendent difficiles les relations entre le père et la mère mais aussi entre les parents et les enfants. Certains ont le désir de vivre des relations apaisées pour les enfants. « Les enfants ont besoin de leurs deux parents, même séparés. » « L’image de l’autre (père–mère), la garder intact et positive. Se réaliser de son côté sera un bon exemple pour les enfants »

Un témoignage : « Une de mes filles a amené son père à un repas de famille que j’organisais. J’ai fini par dire « entre ». Depuis, il est de toutes les fêtes, c’était une demande de mes enfants. Je me suis travaillée pour accepter. Aujourd’hui, mes petits enfants nous voient comme une famille. »

 

En conclusion, ce qui a marqué tout au long de cette soirée, ce sont ces échanges en vérité entre des personnes qui ne se connaissaient pas : « Il y a peu de lieux où il est possible de dire ce que l’on ressent seul et d’être écouté. Cet échange est une opportunité assez rare »

Beaucoup demandent une suite...dont il reste à trouver la forme. Une rencontre à suivre...


Marie Bonduel, Ursula Fertin, Véronique Lemaire, Virginie Louvieaux et Sophie Ernst

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