Retour sur la deuxième journée de l'écologie

  • Mise en ligne : 05/10/2018
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Cette deuxième édition avait pour thème « Tisser des liens, avec les hommes, la nature, et Dieu ».

Ce dimanche 30 septembre, le diocèse de Lille organisait une  journée de l’écologie intégrale à Roubaix. Cette deuxième édition, après Cassel l’année dernière, avait pour thème « Tisser des liens, avec les hommes, la nature, et Dieu ». Roubaix n’a pas été choisi au hasard nous dit Vincent Duquesnoy : « cette ville est pleine de richesse en terme de solidarités et d’initiatives sur les thème zéro déchets et de l’écologie. L’idée c’est de pointer tout cela pour les mettre en commun : que chacun ne reste pas dans son coin ! La municipalité nous a soutenu, notamment en matière de signalisation, d’interdiction de stationne.

« L’écologie intégrale », nous dit le Père Régis Devaux, « c’est un concept signifiant qu’on prend en compte à la fois l’écologie naturelle et humaine. Le cri de la terre et le cri des pauvres se rejoignent, d’autant que les pauvres sont souvent les premières victimes du dérèglement climatique. L’idée, c’est de convaincre les chrétiens que les thématiques des économies d’énergie, de la protection de l’environnement, les concernent aussi, mais aussi de casser le sentiment d’impuissance en donnant des idées concrètes et de valoriser ce qui est fait dans une ville comme Roubaix. »

 

Retour sur cette journée :

Matinée – ateliers découverte

Pastorale des migrants
Carole, Dorothée, Anouzon expliquent : « On est ici pour découvrir plein de choses, montrer qu’on existe, et que nous sommes sensibles à l’écologie.  Nous voulons inviter les gens à découvrir ce que l’on fait. Nous sommes tous reliés les uns aux autres, et tous reliés à la terre. Il y aura de plus en plus de migrations de type « écologiques », il suffit de regarder la montée des eaux, la montée des températures pour s’en rendre compte. Christelle, de passage dans le stand insiste sur la nécessité de jeter le moins possible : « Quand je fais ma lessive, en machine, je récupère l’eau de rinçage, que j’utilise ensuite pour laver ma maison, ma voiture, etc….C’est important de ne pas gaspiller l’eau, car c’est la vie qui s’écoule. J’essaie d’utiliser au maximum les transports en commun, et ce sont souvent de belles rencontres, car les gens ont envie de parler, de partager leur vie. Je pense à cette phrase de Mère Theresa : « tout ce qui n’est pas donné est perdu ».

Snood’lidaire
Coudre ou tricoter des snoods pour des personnes en précarité dans une conviviale, c’est leur projet. Chantal témoigne : « On est ici avant tout pour créer du lien, d’abord entre nous, puis avec les personnes à qui on donnera tout ce qu’on aura fabriqué aujourd’hui. C’est important d’aider les autres. Notre planète va mal c’est une bonne journée d’avoir organisé une journée sur l’écologie. Anne Sophie complète « il y a aussi la dimension recyclage du tissu, récupéré à droite à gauche. Et puis, la couture, ça réunit des gens très différents, de tous les quartiers, de tous âges, de tous milieux sociaux, il n’y a pas de différences. Tisser des liens, c’est concret : du fil qu’on noue et qu’on tisse ! »

 

Atelier cuisine
Colette, Gaétane, Nouzia, Marie Agnés préparent une soupe et une salade de fruits pour le repas du midi : «tous les fruits et légumes ont été donnés par des gens et un magasin. On récupère tout, puisque les déchets sont mis de côté pour le compostage. « 

Secours catholique
Etienne : « A Roubaix, on a un atelier fabrication de meubles en carton. C’est une activité qui s’inscrit dans la démarche écologique puisque les matières premières (cartons d’emballage) ne coûtent quasiment rien et viennent pour la plupart de récupération. On peut faire toute sorte de meubles (chaises, tabourets, etc…). C’est aussi en lien avec le projet « zéro déchets » de la ville de Roubaix. »

ACE
De nombreux enfants étaient présents pour participer à des jeux collectifs. Raphael et Antonetta, accompagnateurs : « on est là pour montrer aux enfants qu’il faut faire attention à notre planète, pour qu’elle soit belle dans leur futur. Ici, on propose des jeux coopératifs où il faut bien s’écouter et se coordonner.   « Axel, en CE1 à Roubaix, nous dit « à la maison on a un jardin, on fait pousser des légumes, qu’on mange ».

CCFD
Les bénévoles présents expliquent : « le CCFD, c’est solidaire ! La terre doit être partagée par tous à travers le monde : ici et ailleurs. On connait tous des migrants, qui ont besoin de vêtements chauds, de nourriture. Ce sont des petites actions, simples, qui peuvent aider. A travers ces petits pas, on arrivera peut-être à avoir un mouvement général. Petit pas par petit pas, on va y arriver et il faut y croire ! Aujourd’hui, on voit beaucoup d’enfants, amenés par l’ACE, ça nous rend optimistes. »

 

Après-midi : visites de jardins partagés : des trésors de verdure et de biodiversité en plein cœur de la ville…

Le jardin du Trichon
Il s’agit d’une association : le collectif des paysans urbains du Trichon
C’est surtout un lieu d’entraide entre les voisins nous dit Mathieu : tout est fait et partagé par les bénévoles qui viennent. C’est un vrai projet collectif. Le poulailler et les petites constructions ont été faites à partir de matériaux de récupération. Pour arroser, on récupère l’eau de pluie.

On y trouve un poulailler, des fleurs, des légumes, parfois un peu originaux, telles ces tomates de couleur noire…

Vincent, autre bénévole, explique que cette association, ce partage entre habitants, s’inscrivent dans une démarche plus large de changement de nos modes de vie, avec la création de petites communautés qui se préparent à affronter des chocs, entre autres climatiques. (….) C’est important aussi d’avoir des lieux de débats et de discussion, tels que l’université Populaire. (….).

El ’cagette
Un groupement d’achat de légumes bi en circuit court dont le fonctionnement est assuré par les bénévoles membres. On y trouve des agrumes, du pain, des légumes…etc…C’est aussi un espace de rencontre et de partage entre les membres. L’idée nous explique une bénévole, c’est d’apprendre à mieux manger, si possible en bio, d’apprendre à cuisiner les légumes et fruits du moments, et de faire tout ça ensemble. C’est un lieu de vie participative. C’est aussi de permettre aux producteurs de mieux vivre, la démarche n’est pas que liée à la consommation, c’est toute la chaîne.

 

Messe de clôture, présidée par Mgr Hérouard.
« L’écologie intégrale, ça rejoint tout à fait le thème choisi pour cette journée, « tisser des liens »…(…..). Tisser des liens entre les hommes, tisser des liens avec la nature, tisser des liens avec Dieu. »

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