Prêtre en Algérie, pourquoi ?

  • Mise en ligne : 18/01/2018
Albert GRUSON-Algerie

Témoignage d'Albert Gruson, originaire du diocèse

Originaire de Pérenchies, Albert Gruson est prêtre en Algérie depuis plus de cinquante ans. Il nous raconte son chemin...

 

"J'ai essayé de répondre à l'appel du Seigneur avec joie pour être au service de tous."

"Tout d'abord, je reconnais que, dès l'âge de 8/10 ans, j'ai perçu cet appel du Seigneur à Le suivre comme prêtre... Et j'ai essayé d'y répondre avec joie pour être au service de tous.

C'est un séjour de deux ans au Caire de 1955 à 1957 au collège des Jésuites qui m'a ouvert le monde musulman. Là-bas, j'ai ressenti un appel à consacrer ma vie de ftur prêtre dans ce monde. Je suis arrivé en Algérie en 1962, au lendemain de l'Indépendance, un an après mon ordination comme prêtre.

 

"J'ai toujours cherché à vivre la vie simple de Jésus à Nazareth."

Au travers des différents services qu'on m'a confiés, j'ai toujours cherché à vivre la vie simple de Jésus à Nazareth. Deux ans à Blida comme vicaire et enseignant de maths en lycée pui un an à Alger à l'aumônerie d'un lycée, où jeunes chrétiens et musulmans sunissent parfois pour différentes activités. Ont suivi 25 années à Sidi-Bouabida (village rural à 170 km d'Alger) dans un hôpital où j'essayais de soutenir les Soeurs Blanches qui gèrent l'hôpital mais aussi les enseignants, coopérants, le personnel médical, les ingénieurs... J'essayais peu à peu de participer à la vie du village et de nouer des relations. Je suis retourné ensuite à Alger où je réside aujourd'hui en maison de retraite avec mes frères prêtres.

 

"J'ai toujours puisé la joie dans ma relation avec Lui, la prière et surtout l'Eucharistie"

Une série d'épreuves m'ont secoué mais le Seigneur m'a permis de garder confiance et de poursuivre la route. J'ai toujours puisé la joie dans ma relation avec Lui, la prière et surtout l'Eucharistie, célébrée parfois seul, mais avec la conviction que tout un peuple m'entourait, et c'est là que ma présence prenait tout son sens.

 

"Je peux dire que je n'étais pas venu d'abord pour convertir les gens mais pour les rencontrer, en leur manifestant toute la bonté de Dieu."

"Me référant à Charles de Foucauld (je fais partie de la fraternité sacerdotale Jésus-Caritas), je peux dire que je n'étais pas venu d'abord pour convertir les gens mais pour les rencontrer dans le plus grand respect de leur culture et des expressions de leur foi, et en leur manifestant toute la bonté de Dieu. Que de fois je me suis dit en voyant les gens prier : "Mais c'est impossible que Dieu ne puisse pas accueillir leur prière !"

 

Source : journal paroissial de Pérenchies - juillet 2017

 

 

Lire aussi