Pourquoi la souffrance ?

  • Mise en ligne : 19/09/2018
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Face à la souffrance des personnes qui nous entourent, celle de nos proches, ou même la nôtre, comment croire à la présence et à l’action de Dieu dans nos vies ?

Dans ma vie, croyant, prêtre, j’ai rencontré, je rencontre encore des gens qui souffrent, des parents qui ont perdu leurs enfants victimes de maladies ou d’accidents mortels, la souffrance même de ces enfants. J’ai connu le combat de foyers qui finissaient par des séparations douloureuses, des jeunes paralysés à vie, des adultes qui vivent des situations dont on ne voit pas comment ils pourraient se sortir, qui prennent des décisions qui les enfoncent encore.
Et dans tout cela des souffrances physiques, morales, psychologiques.

Tels ou tels qui disent : “tu es prêtre, tu pourrais faire quelque chose!”...
Dans la prière bien sûr, comme si ma prière avait des vertus particulières et comme si j’avais des dons insoupçonnés. Entendre cette souffrance, la partager comme on peut, c’est d’abord se heurter à un mystère. Mystère qui demande un immense respect et d’abord une très grande écoute de communion et beaucoup de silence. Beaucoup d’humilité aussi.
Que puis-je entendre et même partager de la souffrance de l’autre ?
Et que puis-je savoir de son intimité avec le Seigneur s’il est croyant ?

Accompagner dans l’épreuve, un chemin de foi

Cet autre qui porte jusqu’au bout et de toutes ses forces la peine, la maladie de celui, de celle qu’il aime. Cet autre qui se bat, qui en a marre, proche de la révolte, habité par la colère. Cet autre et souvent le même qui peu à peu s’apaise et finit par découvrir une paix, une vraie sérénité ; celui qui sait qu’il s’en va vers son créateur, ce Dieu qui l’attend et qui l’aime.
Oh oui. La souffrance de tous ces gens, de ce monde que Dieu a voulu par Amour, c’est quand même un grand mystère !
J’ai fait l’expérience que cet accompagnement de gens dans l’épreuve m’a fait cheminer avec eux dans la foi, comme et avec eux, pas toujours sans questions, mais dans la découverte avec eux de la présence manifeste du Christ souffrant, mystérieusement apaisant dans la promesse de sa, de notre résurrections.

 

Abbé Michel Dubled.

Source : Eglise de Lille Magazine 3 - Juin 2018

 

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