Dévotions mariales : une tradition dans notre diocèse

  • Mise en ligne : 09/08/2018
marieSeclin

De la petite chapelle des Dunes à Dunkerque à la cathédrale de la Treille, en passant par toutes les églises dédiées à Notre-Dame, ou encore les groupes du rosaire ou équipes Notre-Dame... La dévotion mariale a une grande place dans notre diocèse.

Marie, mère du Christ, mère de l’Église, va, par son «oui» à Dieu, accueillir dans sa chair l’amour maternel pour tous les hommes. Elle porte dans son coeur ses enfants dans leurs différences et leur unicité et nous pouvons nous en inspirer. Marie nous aide à incarner notre foi. Cette proximité maternelle fait d’elle la mère de nos vies et c’est pourquoi nous la prions si facilement.

Dans notre diocèse, la dévotion mariale est une tradition ancienne ! Avec ce chant traditionnel : « Chez nous soyez reine et du Nord sois l’espoir », encore entonné dans toutes les processions à Marie. 

Pendant les premiers siècles de l’Eglise, marqués par des persécutions, les dévotions mariales n’existent quasiment pas. Autant le « Notre Père », prière chrétienne par excellence, descend du Christ lui-même, autant le «Je vous salue Marie », prière du chapelet, a été élaboré au fur et à mesure.

A partir des Vème et VIème siècles, les dévotions mariales commencent à se développer, grâce à l’évangélisation des moines, qui ont apporté le « Salve Regina » dans leurs monastères : St Amand, St Vaast, St Omer…etc…

N’oublions pas Lille : la comtesse Marguerite de flandres institue la Grande Procession à Marie en 1270, elle perdurera jusqu’ à la Révolution Française ; en 1634, Lille est consacrée à Marie ; après la tourmente révolutionnaire, il faudra attendre 1872 pour retrouver les grandes processions mariales. Au XIIIème siècle, les dévotions à Marie s’intensifient, avec la Comtesse Jeanne de Flandres et Notre Dame de la Treille. Au XVIème siècle, pendant les batailles contre l’Islam et les musulmans, en particulier Lépante, la tradition chrétienne montre que le rosaire, répandu par les ordres mendiants, est fortement prié pour arrêter cette invasion musulmane.

En parallèle, les sanctuaires mariaux se créent, en particulier Notre-Dame de la Marlière à Tourcoing, qui à la fin du XIXème siècle rassemble plusieurs milliers de personnes, et qui bien que moins fréquenté, perdure. D’autres lieux apparaissent : la chapelle des marins à Dunkerque, Notre Dame du Fief à Bailleul.

N’oublions pas, bien sûr les pèlerinages à Lourdes, qui rassemblent chaque année des milliers de nordistes, ainsi que les nombreuses équipes Notre-Dame et du Rosaire.

La dévotion à Marie, c’est s’adresser à Marie mais c’est aussi vivre Marie dans la vie concrète de tous les jours, sous l’aspect mère de toutes et tous et de l’ouverture du coeur.

P. Jean-Michel GUERRIEN, curé à Tourcoing et membre du mouvement des Focolari

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