Toussaint

1er novembre

Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints.
Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants
et lumineux témoins du Christ.

 

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.
Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.

Horaires des messes

Quelques idées pour animer la fête de tous les saints

– Aider les enfants à confectionner le costume de leur saint et faire une procession au cours de la messe
– Inviter les paroissiens à faire une recherche sur la vie de leur saint patron ou d’un saint de leur choix. Ils inscrivent une phrase ou une action de ce saint sur des feuilles disposées tout autour de l’église.
– Mettre en avant les saints représentés dans l’église : statues, vitraux… Installer les statues des saints autour de l’autel.
– Organiser un temps de prière au cimetière avec les  équipes de funérailles et le Service évangélique des malades.

Chacun peut être créatif pour faire de cette fête, d’ordinaire associée à la mort, une joie !

 


2 novembre

le 2 novembre, les chrétiens prient pour les défunts qui ne sont pas encore au paradis.
L’Église nous enseigne que la prière de ceux qui sont encore sur la terre participe à cette préparation des défunts à la joie du ciel. C’est le sens de la prière pour les défunts. C’est pour signifier cela qu’à l’occasion de ces célébrations, un grand nombre de personnes se rendent dans les cimetières pour honorer leurs proches disparus et fleurir leur tombe.

L’espérance n’est pas vaine

Novembre nous invite à célébrer la joie de tous les saints et la mémoire des défunts. Mois propice pour interroger en profondeur notre relation à la mort : celle des autres et la nôtre.

« De ma carrière de soignante, je n’ai jamais vu tant de gens mourir seuls » s’inquiète cette infirmière. Que se passe-t-il donc dans le cœur de l’homme aujourd’hui ? Pourquoi refuse-t-il de voir les yeux de chair d’un parent ou d’un ami se fermer en sa présence à tout jamais pour les ouvrir sur ce qu’ils ont tant cherché ? Qui fuit-il donc, en déléguant ces moments intimes et ultimes à des professionnels surbookés qui constateront le décès ?

Notre espérance est souvent secouée par les contradictions de la vie, l’injustice de la souffrance et l’inconnue de la mort. Elle est pourtant une petite vertu tenace qui ne nous abandonne jamais, même quand nous la lâchons ! Benoît XVI a proposé une belle encyclique sur l’espérance1 ne faisant pas économie des questions de l’homme. « Je ne parle pas de ce sentiment vague ou vain, écrit-il. Mais de ce qui est ancré en Jésus, Dieu venu à nous, et véritable rocher de notre salut. N’y aurait-il rien avant la vie ? N’y aurait-il rien après la mort ? La véritable espérance se fonde sur un Dieu amour et Père de miséricorde. »

« la véritable espérance se fonde sur un dieu amour et Père de miséricorde »Benoît XVI

Oui, c’est bien en Christ que l’espérance prend visage ! Vivons l’humble compagnonnage des gens qui partent sur l’autre rive, et de leurs intimes qui ont à vivre douloureusement leur deuil. Cette espérance fraternelle n’est jamais vaine !

Mgr Bernard Podvin Missionnaire de la Miséricorde.

 

Catéchèse du Pape sur l’espérance

Audience générale du pape François – 7 décembre 2016
« L’espérance est la vertu des plus petits. Les grands, les nantis ne connaissent pas l’espérance, ils ne savent pas ce que c’est. Ce sont eux, les petits qui sont avec Dieu, avec Jésus, qui transforment le désert de l’exil, de la solitude et du désespoir, de la souffrance, en une route aplanie sur laquelle nous pouvons cheminer à la rencontre de la gloire du Seigneur. »