La foi en questions

Ma question concerne
  • Inscrire mon enfant au catéchisme

    Inscrire mon enfant au catéchisme

    Inscrire son enfant au caté, c’est lui permettre de rencontrer Jésus et de découvrir qu’il est aimé de Dieu.

    Le catéchisme s’adresse aux enfants qui sont scolarisés à l’école primaire. Il commence, selon les paroisses, au niveau de la classe du CE1 ou du CE2.

    Pour inscrire votre enfant, il suffit de vous adresser à la paroisse à laquelle est rattaché votre domicile. Là, une personne chargée des inscriptions vous donnera tous les renseignements pratiques.

    Trouver ma paroisse

  • Qu’est-ce que l’Assemblée plénière des évêques ?

    Qu’est-ce que l’Assemblée plénière des évêques ?

    Selon les statuts, « L’Assemblée plénière est l’organe ordinaire d’expression de la Conférence des évêques et de son activité collective. Elle a le pouvoir de légiférer selon les normes prévues dans le décret Christus Dominus et tous les organismes qu’elle institue sont responsables devant elle. » L’Assemblée plénière rassemble tous les évêques en exercice ainsi que ceux qui sont en retraite (ou « émérites »), les évêques des territoires d’Outre-Mer et le nonce apostolique (représentant le Vatican). Sont aussi invités des délégués d’ordres religieux et des représentants de Conférences épiscopales d’autres pays, et pour certaines séquences, les directeurs de services nationaux et des journalistes accrédités.

    Par-delà cette définition statutaire, l’Assemblée plénière est surtout un temps ecclésial ou se manifeste visiblement l’affection collégiale, qui, bien plus qu’un sentiment de solidarité, est le signe tangible de l’unité de l’épiscopat « un et indivis, qui se présente uni dans la même fraternité autour de Pierre, pour accomplir la mission d’annoncer l’Évangile et de guider pastoralement l’Église, afin qu’elle croisse dans le monde entier et que, malgré la diversité des temps et des lieux, elle continue à être une communauté apostolique » (directoire pour le ministère pastoral des évêques “apostolorum successores”).

    L’Évêque, membre du Collège épiscopal en vertu de sa consécration épiscopale, frère des autres évêques vit pleinement ce temps d’Assemblée comme un temps de retrouvailles, « en famille», en une famille spirituelle qui prend particulièrement corps lors des célébrations et prières communes vécues tout au long de la semaine.

    L’Assemblée plénière est alors, avant tout, un temps heureux ou l’Église se manifeste par cette collégialité en acte vécue par les successeurs des apôtres. C’est un temps de Foi, d’Espérance et de Charité.

    Source : eglise catholique

     

  • Se marier à l’église

    Se marier à l’église

    Beaucoup de couples, chrétiens pratiquants ou non, souhaitent se marier à l’église. Ils veulent donner une valeur sacrée à leur amour mutuel et recevoir de Dieu une force pour s’aimer dans le bonheur et dans l’épreuve. Ils demandent le sacrement du mariage. Le mariage chrétien exprime que l’amour n’est pas seulement l’engagement du couple, mais que c’est un cadeau qu’on reçoit. Il est le symbole de l’amour et de l’alliance du Christ et de l’Église. Le mari symbolise le Christ et l’épouse symbolise l’Église ; l’union des époux est l’expression de l’amour du Christ et de l’Église (Eph 5, 23-32).

    Le sacrement de mariage ne s’arrête pas à la célébration, mais il se prolonge dans tout ce qui fait l’union du couple. C’est à travers le don réciproque que la grâce du Christ est donné aux époux.

    Par le sacrement du mariage, Dieu rend possible notre amour en nous introduisant dans une dimension nouvelle de l’amour. Amour reçu d’une source invisible, créatrice et divine. En nous donnant l’un à l’autre par l’échange des consentements, nous accueillons l’amour divin.

    Le sacrement du mariage est un don de Dieu fait aux époux pour qu’ils vivent selon la loi de l’amour chaque jour de leur vie. Don dans lequel ils devront puiser largement par la prière, par la fréquentation des sacrements qui sont également sources de Vie et aussi par leur manière de vivre avec les autres.

    Le mariage chrétien est un chemin exigeant sur lequel nous apprenons, avec la lumière de l’Esprit Saint, à dominer nos égoïsmes pour mieux aimer et vivre dans la liberté.

    Source : eglise.catholique.fr/

     

  • Qu’est-ce qu’un synode ?

    Qu’est-ce qu’un synode ?

    Dans la tradition de l’Eglise, les synodes, ou assemblées de chrétiens, ont toujours existé. Plus particulièrement, le synode des évêques est un organe consultatif établi par le pape Paul VI, en 1965.

    Ce mot vient du grec « odos » (chemin) et « sun » (ensemble). Le pape François, à l’occasion du synode sur la famille en 2014 écrivait sur Twitter que participer à un synode, « c’est marcher ensemble, c’est prier ensemble ».

    Conduire l’Eglise, en partie au travers de synodes, c’est maintenir vivant l’esprit de collégialité engendré par le concile Vatican II et s’inscrire dans la tradition des premiers chrétiens.

    Le synode romain

    Il existe des synodes à différents niveaux de l’organisation de l’Eglise, dans les communautés chrétiennes, les Églises particulières (ou diocèses). Le synode romain est celui convoqué par le pape. Des évêques représentants les différents épiscopats du monde et des pères synodaux et experts nommés par le pape (cardinaux, religieux, dirigeants de mouvements…) sont réunis pour réfléchir ensemble. Le pape évalue ensuite les propositions, les approfondit et rédige une exhortation post-synodale qui définit une orientation sur la question de foi ou d’annonce de la foi qui a été étudiée et stimule ainsi le zèle des croyants.

    Synode ou Concile ?

    Dans les deux cas, il s’agit d’une assemblée de chrétiens, réunis sous la conduite de l’Esprit, pour réfléchir, échanger et discerner ensemble la volonté de Dieu sur un thème ou une question précise de la foi chrétienne.

    Mais les décisions votées lors du Concile font autorité sur les décisions du pape (ou des évêques d’une région dans le cas d’un Concile provincial, comme nous l’avons vécu en 2015).

  • Qu’est-ce que la tentation ?

    Qu’est-ce que la tentation ?

    « Maman, c’est quoi la tentation ?… »  me demande mon fils de 5 ans à l’occasion de la prière du soir. Comment lui répondre ! Alors qu’une des demandes de la prière des baptisés, le Notre Père, a récemment été reformulée  (« Et ne nous laisse pas entrer en tentation »), l’occasion nous est donnée de discerner la tentation, du péché et du Mal.

    Dans Eglise de Cambrai, la revue diocésaine de nos voisins, je tombe sur cette explication de Bertrand Estienne, prêtre du diocèse de Cambrai :

    « le mot «tentation» traduit le mot grec peirasmon. Or la traduction par le mot «épreuve» serait presque plus appropriée. En effet, quand nous employons le mot «tentation», nous pensons à des tentations morales concrètes telles que celle de voler dans un magasin ou encore celle de regarder avec convoitise une jolie femme. Or le mot peirasmon fait plutôt référence non pas aux tentations journalières, mais à l’Épreuve avec un grand «É» qui est aussi la Tentation par excellence, à savoir celle de renier le Christ pour s’attacher à l’Esprit du mal. On peut aussi relier cette «Épreuve» majeure qui menace l’homme, à celle décrite dans le récit de la Genèse lorsque Adam et Ève mangent le fruit de l’arbre pour devenir « comme des dieux » (cf Gn 3,1-7). L’épreuve-tentation devient alors l’aspiration à prendre la place de Dieu, ni plus ni moins. Cependant, si on se contente de traduire le mot peirasmon par «épreuve», beaucoup risquent de comprendre que les épreuves sont les difficultés de la vie (maladie, chômage, souffrances quotidiennes etc. …) ce qui n’est pas ici le sens théologique du mot «épreuve». Le choix qui est généralement fait par les traducteurs est donc d’utiliser le mot «tentation», tout en le laissant au singulier afin de ne pas retomber dans la vision réductrice des tentations quotidiennes. »

    Mon fils, j’aurais envie de te dire que la tentation, c’est quelque chose qui nous attire, que l’on trouve attractif, mais qui nous détourne, si l’on y cède, de notre papa du Ciel, de Dieu. J’aurais envie de te dire que chaque fois qu’un choix qui engage toute ta vie se présente à toi, une décision qui te conduira à plus ou moins de vie se présente à toi, tu es entré en tentation. Et si tu te détournes de la Vie, de ton papa du Ciel, et que tu choisis le Mal, alors tu es dans le péché. Mais n’oublie jamais que Dieu t’aime, espère pour toi la Vie et pardonne à celui qui s’égare en chemin. Et si tu éprouves des difficultés à discerner le chemin de la vie et celui de la Mort, tourne-toi vers Jésus et demande-lui de l’aide.

    Marie Schockaert

  • Les couleurs dans la liturgie

    Les couleurs dans la liturgie

    « Voir la vie en rose, faire grise mine, avoir une peur bleue… », ces expressions colorées font partie de notre vocabulaire courant. Comme les fleurs, les couleurs ont leur langage dans notre vie quotidienne, elles accompagnent également l’année liturgique.

    La couleur des vêtements sacerdotaux et des ornements servant au culte varie en fonction du calendrier liturgique. Cet usage, formalisé à l’origine par le futur pape Innocent III († 1216) dans son traité De sacro altaris mysterio, nous permet ainsi de nous situer au premier coup d’œil. À condition toutefois de connaître la signification des couleurs employées ! Petit tour des couleurs reconnues par la liturgie romaine :

    Le blanc, symbole d’innocence, de pureté et de sainteté, est la couleur de la lumière de Dieu. Le blanc est porté pour les grandes fêtes liturgiques de l’année comme Noël, l’Epiphanie, le Jeudi Saint, les veillées pascales, Pâques, l’Ascension, l’Assomption, la Toussaint et les fêtes des saints non martyrs (sauf la nativité de saint Jean-Baptiste, les fêtes de saint Pierre et saint Paul apôtres, de saint Jean l’évangéliste, la conversion de saint Paul et la chaire de saint Pierre apôtre), les fêtes du Christ Roi, du Saint-Sacrement et du Sacré-Cœur, le Baptême du Seigneur, l’Annonciation, la Sainte Trinité, la Transfiguration du Seigneur … C’est aussi la couleur du baptême et du mariage.

    Le rouge, couleur de l’Amour, du sang et du feu de l’Esprit, habille le dimanche des Rameaux, le Vendredi saint, la Pentecôte, la fête de tous les saints martyrs et la fête de la Croix glorieuse. Il peut également se porter à l’occasion des confirmations et des ordinations.

    Le vert, symbole de l’espérance, évoque aussi la nature, création de Dieu. On l’emploie durant le Temps Ordinaire (per annum), réparti sur deux périodes : du lendemain de la fête du baptême du Seigneur  au mardi gras inclus puis du lendemain de la Pentecôte à la veille du premier dimanche de l’Avent.

    Le violet, couleur du pardon, de l’attente et de la pénitence, est porté pendant les temps de l’Avent et du Carême. Il est aussi utilisé pour le sacrement de réconciliation et remplace le noir (symbole de la mort par opposition au blanc, de la captivité et des ténèbres) employé autrefois pour les offices et les messes des défunts.

    Aux côtés de ces couleurs principales, on trouve également :

    Le rose: mélange de rouge (symbole de l’amour divin) et de blanc (couleur de la fête), ou violet (couleur de la pénitence) adouci, le rose est porté deux fois par an et annonce la joie de Noël le troisième dimanche de l’Avent (dit Gaudete) et celle de Pâques le quatrième dimanche de Carême (dit Laetare).

    L’or, couleur de la lumière précieuse et de la royauté du Christ, peut être utilisé pour les jours solennels et festifs, particulièrement Pâques et Noël, les sommets liturgiques de l’année. Le jaune, s’il n’est pas assimilé à la couleur or, n’est pas employé.

    L’argent peut servir pour le blanc.

    Le bleu ciel, peu fréquent en France, est utilisé en Espagne et en Amérique Latine pour les fêtes de la Vierge Marie.

    Le gris cendré est typique du rite lyonnais où il est porté pendant le Carême, les jours de semaine.

    Source : Eglise Catholique en France

  • Le Notre Père

    Le Notre Père

    La prière chrétienne la plus répandue est une prière d’enfant à son Père créateur, une prière qui fait de nous des frères. Depuis le 3 décembre, une phrase a été modifiée, l’occasion d’entrer ici dans ce texte.

     

     

  • D’où vient l’huile des baptêmes et des confirmations ?

    D’où vient l’huile des baptêmes et des confirmations ?

    La messe chrismale a lieu durant la Semaine Sainte : dans le rite catholique latin, la messe chrismale n’appartient pas, au sens strict, au Triduum pascal. Si elle a lieu le plus souvent le Jeudi Saint au matin, elle peut être transférée à un autre jour, pourvu qu’elle soit proche de Pâques.

    Durant la messe chrismale, l’évêque bénit les huiles saintes et consacre le Saint Chrême. Cette huile servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre. Le saint Chrême est de l’huile d’olive mêlée de baume : cette huile parfumée répand sur celui qui la reçoit « la bonne odeur du Christ » (2 Cor 2, 15).

    Prêtres, diacres et fidèles sont invités largement à cette célébration qui manifeste l’unité de toute la communauté diocésaine autour de son évêque. Au cours de cette messe qui manifeste l’unité de toute l’Église diocésaine autour de son évêque, les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales : vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus, chercher à lui ressembler, renoncer à eux-mêmes, être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle, célébrer les sacrements, annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.

    Source : eglise.catholique.fr

     

  • Pourquoi les guerres ?

    Pourquoi les guerres ?

    Tirer profit de l’histoire

    Si la Bible narre de nombreuses histoires de conflits, ce n’est aucunement pour nous inciter à entretenir la belligérance. Au contraire, elle nous les livre pour que nous en tirions profit. C’est en relisant l’histoire que nous pouvons progresser dans la mise en oeuvre du projet de Dieu sur notre humanité, à savoir l’établissement de son royaume de fraternité et de paix. La parole de Dieu pointe du doigt de nombreuses raisons à nos oppositions : le désir de pouvoir, la volonté de domination, la convoitise, l’amour de l’argent, la jalousie, le vol, le mensonge, l’injustice, l’armement, la folie, l’orgueil, la division, le soupçon, la compulsion, la dureté de coeur, notre péché…
    Tous ces travers peuvent hélas nous animer, ils ne viennent pas de Dieu.

    Accepter l’alliance que Dieu nous propose

    En réponse à ceux-ci, la parole de Dieu évoque comment des hommes inspirés par l’esprit de Dieu ont pris le contre-pied de la guerre et comment Dieu ne cesse de faire alliance avec nous en vue de la paix. Dieu n’est jamais à l’origine de la guerre mais toujours à sa sortie. Ainsi les chrétiens doivent tout faire pour éviter que les guerres n’éclatent, en étant contre la course aux armements, en luttant contre toutes les formes de discriminations et en mettant fin à toute injustice. Nous avons à le vivre avec la conviction que nos différences peuvent nous enrichir  mutuellement.

    Père Luc Lesage
    Source : Eglise de Lille Magazine 2 – Mars 2018

  • Pourquoi le mal ?

    Pourquoi le mal ?

    Si Dieu existe… Pourquoi le mal ?

    Quand Dieu créa le ciel et la terre, il eut le courage de dire que « cela était bon » (Gn 1,1). Et il le répéta six fois. Comment peut-on parler d’ « êtres bons » quand il s’agit de Judas, de nazis, de voleurs, de violeurs, de Nérons, et de moi-même, pécheur ? Cette phrase m’a provoqué à tant d’optimisme et de confiance en l’homme ! Je veux demander quelque chose à son auteur à ce sujet. Je veux que ce soit lui qui me dise, avec son Esprit, pourquoi il affirme que l’homme est bon…

    Voici la réponse de Dieu imaginée par l’auteur :

    « Tu me demandes ce que je voulais dire par ces mots. J’entendais dire ce que j’ai dit, ni plus ni moins ! Tu t’imagines, toi, une non-création ? Préférerais-tu le néant ? À l’être, tu préférerais le non-être ? À la créativité, la mort ? Mon projet te fait peur ? Le préfères-tu au vide de l’imagination ? Le mal te fait peur ? Le préfères-tu donc à l’indifférence ? Tu ne peux supporter les méchants ? Où trouveras-tu les bons si les méchants n’existent plus ? Tu crains beaucoup de te tromper ? Comment pourrais-tu choisir si tu ne pouvais te tromper ?

    J’y tiens, moi, au choix. Il est l’expression de la liberté et de l’amour. Au moment le plus important de la Création, à l’Incarnation, j’ai demandé à mon fils Jésus qu’il fasse le choix le plus terrible qui soit : choisir la mort par amour des hommes.

    L’homme est mon enfant, et moi, son père, je dois l’éduquer. Comment le ferais-je si je ne lui donnais pas la possibilité de choisir ? Quelle serait sa vertu s’il devait agir par contrainte ? Comment ferait-il pour aimer s’il était contraint d’aimer ? Tout le problème est là, dans la liberté. De tous les choix infinis que je pouvais faire en créant l’homme, j’ai préféré celui de la liberté, même si ce choix me coûtait beaucoup. C’est seulement dans la liberté que l’homme devient vrai, authentique, qu’il devient capable de grandes choses.

    La liberté est le don le plus grand que je vous ai fait, plus grand que la vie ! J’ai laissé mon fils libre, même si le prix de sa liberté est si grand qu’il peut dévaster le monde. Non, je n’obligerai jamais mon fils. J’aurais honte de lui si je le faisais. »

    Extraits du livre « Et Dieu vit que cela était bon » de Carlo Carretto, religieux italien du XXe siècle.

     

    En pièce jointe ci-dessous, Un prêtre vous répond : Père Pierre Ruchot

     

  • Pourquoi la souffrance ?

    Pourquoi la souffrance ?

    Dans ma vie, croyant, prêtre, j’ai rencontré, je rencontre encore des gens qui souffrent, des parents qui ont perdu leurs enfants victimes de maladies ou d’accidents mortels, la souffrance même de ces enfants. J’ai connu le combat de foyers qui finissaient par des séparations douloureuses, des jeunes paralysés à vie, des adultes qui vivent des situations dont on ne voit pas comment ils pourraient se sortir, qui prennent des décisions qui les enfoncent encore.
    Et dans tout cela des souffrances physiques, morales, psychologiques.

    Tels ou tels qui disent : “tu es prêtre, tu pourrais faire quelque chose!”…
    Dans la prière bien sûr, comme si ma prière avait des vertus particulières et comme si j’avais des dons insoupçonnés. Entendre cette souffrance, la partager comme on peut, c’est d’abord se heurter à un mystère. Mystère qui demande un immense respect et d’abord une très grande écoute de communion et beaucoup de silence. Beaucoup d’humilité aussi.
    Que puis-je entendre et même partager de la souffrance de l’autre ?
    Et que puis-je savoir de son intimité avec le Seigneur s’il est croyant ?

    Accompagner dans l’épreuve, un chemin de foi

    Cet autre qui porte jusqu’au bout et de toutes ses forces la peine, la maladie de celui, de celle qu’il aime. Cet autre qui se bat, qui en a marre, proche de la révolte, habité par la colère. Cet autre et souvent le même qui peu à peu s’apaise et finit par découvrir une paix, une vraie sérénité ; celui qui sait qu’il s’en va vers son créateur, ce Dieu qui l’attend et qui l’aime.
    Oh oui. La souffrance de tous ces gens, de ce monde que Dieu a voulu par Amour, c’est quand même un grand mystère !
    J’ai fait l’expérience que cet accompagnement de gens dans l’épreuve m’a fait cheminer avec eux dans la foi, comme et avec eux, pas toujours sans questions, mais dans la découverte avec eux de la présence manifeste du Christ souffrant, mystérieusement apaisant dans la promesse de sa, de notre résurrections.

     

    Abbé Michel Dubled
    Source : Eglise de Lille Magazine 3 – Juin 2018

Confession, eucharistie, oraison...

  • Se préparer à accueillir Jésus

    Se préparer à accueillir Jésus

    Le cardinal Martini (1927-2012) a réconcilié de nombreux chrétiens avec la confession. Dans son invitation à la vivre comme un dialogue pénitentiel avec un prêtre, vécu dans la prière pour faire jaillir de nos cœurs la vie donnée par Dieu, il distingue trois étapes :

    – Remercier Dieu pour tout ce qui est bon dans ma vie,
    – lui confier ce qui me met mal à l’aise,
    – lui adresser une prière.

    Voici des extraits éclairants, tirés de son ouvrage «Et Moi, Je Suis avec Vous» p. 76-79.

    ______________________________________________

    « Sans la confession, nous nous privons d’un point essentiel de la pédagogie de l’Église, une dimension essentielle de notre vie de baptisés. Celle-ci est une vie de pécheurs qui, confiés à la miséricorde de Dieu, parcourent un chemin vers la Résurrection définitive. Par conséquent, le mystère de la pénitence est à l’œuvre en nous.

    Je me suis demandé, lorsqu’une confession courte et faite à la hâte me pesait, pourquoi ne pas essayer de la faire plus longue et avec plus de calme. Cela a l’air d’un paradoxe, mais parfois, même les paradoxes aident à sortir de situations bloquées. Alors, avec l’aide de quelqu’un d’autre, je suis passé de la confession à ce que j’appellerais un dialogue pénitentiel.

    Il me semble qu’il s’agit avant tout d’un dialogue avec un frère qui représente l’Église, donc un prêtre, en qui je vois un représentant direct de Dieu ; un dialogue fait en priant ensemble, dans lequel je présente ce que je sens en moi, en ce moment ; je me présente tel que je suis, devant l’Église et devant Dieu.

    1. Remercier Dieu pour tout ce qui est bon dans ma vie

    À mon avis, ce dialogue comporte essentiellement deux parties : la première, que j’appelle «confessio laudis», c’est-à-dire confession d’après le sens primitif du terme. Là aussi, on peut partir d’un paradoxe : s’il est chaque fois pénible et si difficile de dire mes péchés, pourquoi ne pas commencer par les bonnes actions ?

    Saint Ignace lui-même le suggérait dans les Exercices, prenant comme premier point l’action de grâce : Seigneur, je veux d’abord te remercier parce que tu m’as aidé, telle chose a eu lieu, j’ai pu me rapprocher de telle personne, je me sens plus serein, j’ai dépassé un moment difficile, j’ai pu mieux prier. Remercier Dieu de ce que je suis, de son don, sous forme de dialogue, de prière de louange ; reconnaître ce qui maintenant, devant Dieu, me donne de la joie : je suis content de telle ou telle chose, passée ou présente. Il est important que ces choses émergent devant le Seigneur : la reconnaissance de sa bonté pour nous, de sa puissance, de sa miséricorde.

    2. Dire ce qui me met mal à l’aise

    Cela fait, on peut passer à une «confessio vitae» que je définirais comme ceci : plus qu’une recherche et une énumération de péchés formels, c’est dire devant Dieu ce qui maintenant me met mal à l’aise, ce que je voudrais faire disparaître. Souvent, ce sont des attitudes, des façons d’être, plus que des péchés formels, mais au fond, les causes sont les douze attitudes que répertorie saint Marc : orgueil, envie, cupidité… qui émergent dans ces états d’âme.

    Ou bien, je dirai devant Dieu : je regrette de ne pas pouvoir parler sincèrement avec telle personne, mon rapport n’est pas authentique avec tel groupe, je ne sais pas par où commencer. Je regrette de ne pas réussir à prier, je me sens mal à l’aise d’être pris par ma sensualité, par des désirs que je ne voudrais pas avoir, des fantasmes qui me troublent. Je ne m’accuse peut-être d’aucun péché en particulier, mais je me mets devant le Seigneur et lui demande qu’il me guérisse.

    Il ne s’agit vraiment pas de mettre sur la table trois ou quatre péchés, pour qu’ils soient annulés, mais d’une immersion baptismale dans la puissance de l’Esprit : Seigneur, purifie-moi, éclaire-moi, illumine-moi. Je ne demande pas seulement, dans cette confession, que soit annulé tel ou tel péché, mais que mon cœur soit changé, qu’il y ait en moi moins de lourdeur, moins de tristesse, moins de scepticisme, moins d’orgueil. Je ne sais peut-être même pas par où commencer, mais je mets tout cela dans la puissance du Crucifié et du Ressuscité par la puissance de l’Église.

    3. Une prière qui donne joie et paix

    De là naît une prière qui peut être faite avec le prêtre : on peut réciter un Psaume, une prière de la Bible, de remerciement ou de demande, ou même, une prière spontanée sur laquelle une absolution sacramentelle vient comme la manifestation de la puissance de Dieu que je demande parce que je ne suis pas capable de m’améliorer tout seul. Je me remets une fois encore sous la Croix, sous cette puissance qui m’a baptisé pour qu’une fois encore elle me reprenne en main.

    Voilà ce que j’entends par dialogue pénitentiel ; ce n’est pas simplement un dialogue psychologique, ou une sorte de thérapie.

    Il n’est pas nécessaire que le confesseur me révèle les sources secrètes de mes fautes ; cela pourrait aussi avoir lieu avec un spécialiste du cœur humain, mais même si le confesseur est une personne qui ne sait pas grand chose du cœur humain, il peut toujours prier pour moi, sur moi et avec moi.

    Il s’agit de se soumettre à la puissance de l’Église, et donc de retrouver la valeur du sacrement : je vais me confesser non pour sentir des choses intéressantes, ou pour voir quel conseil on me donne, mais parce que c’est moi qui dois me soumettre à la puissance de Dieu et cela me suffit, me donne joie et paix.

    C’est donc, avec de nombreuses variantes possibles, une suggestion que je souhaitais vous donner. Il est clair que, de cette façon, la confession peut durer longtemps, mais on l’affronte plus volontiers car l’on voit ce qu’elle signifie dans son chemin vers Dieu. À chacun d’entre vous, le Seigneur aura probablement suggéré d’autres formes qui pourront aussi être communiquées utilement en tant qu’expériences, car elles pourront en aider d’autres. »

     

  • Qu’est-ce qu’une oraison ?

    Qu’est-ce qu’une oraison ?

    Rencontre avec le Christ

    L’oraison est une forme particulière de la prière, différente de celle récitée en groupe ou en particulier ou même de la méditation. L’oraison désigne une prière mentale et prolongée qui tend plus aux mouvements du cœur et de la volonté et moins à la réflexion intellectuelle. Elle est centrée sur Dieu.

    L’oraison n’est pas un temps de relecture de vie, mais de rencontre du Christ dans le silence et l’intériorité pour construire un cœur à cœur avec lui. La pensée, l’élan du cœur suffisent à cette prière. Il faut accepter de se taire, laisser le silence s’établir en nous dans l’oubli de nous-même pour se concentrer sur la rencontre avec le Christ. Faire oraison, c’est s’ouvrir humblement à l’action mystérieuse de l’Esprit de Dieu qui agit dans le cœur de l’homme.

    Pour sainte Thérèse d’Avila, « l’oraison est un échange d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec Dieu dont on se sent aimé »

    Quelques remarques préalables

    • On ne fait pas oraison quand on a le temps, on prend le temps d’être là pour le Seigneur. L’horaire de son temps d’oraison doit donc être planifié à l’avance
    • La durée idéal d’un temps d’oraison est relative à chacun. On choisit généralement une durée entre 20 min et 1h
    • Des moments dans la journée conviennent mieux pour faire oraison que d’autres : après le lever par exemple car nos pensées sont moins dispersées. On évite de faire oraison après un repas car nous sommes moins en éveil.

    Comment pratiquer l’oraison ?

    Il existe plusieurs méthodes pour pratiquer l’oraison. On peut répéter une prière courte, une Parole de l’Ecriture indéfiniment à la manière des Pères du désert. On peut aussi se représenter une phase de la vie de Jésus.

    Pour pratiquer l’oraison, nous pouvons nous aider d’un support : le plus souvent un passage de la Bible ou une méditation, un extrait d’une œuvre spirituelle.

    Déroulement de l’oraison

    • Entrée dans l’oraison : après un signe de croix, se mettre en présence de Dieu et s’offrir entièrement à Lui. Invoquer l’Esprit-Saint.
    • Demande : demander une grâce au Seigneur, comme par exemple, un plus grand amour pour Lui, une plus grande foi…
    • Prendre le passage de la Parole de Dieu ou le texte, le lire lentement, plusieurs fois. Se représenter la scène, la contempler. Regarder les personnes agir, entendre ce qu’elles disent…Se focaliser sur une partie qui nous interpelle.
    • Dialogue avec le Seigneur : prendre le temps de se confier au Seigneur. Lui parler comme un ami parle à son ami. Lui demander conseil. Le remercier, l’adorer, le louer. Faire silence et l’écouter.
    • Terminer le temps de prière en récitant une prière comme le Notre Père.
  • Qu’apporte l’eucharistie ?

    Qu’apporte l’eucharistie ?

    Pour les catholiques, le pain et le vin deviennent vraiment le Corps et le Sang du Christ. La messe est offerte à Dieu le Père comme geste d’offrande. L’eucharistie est une nourriture donnée par Dieu aux hommes afin qu’ils vivent de lui.

    Un chrétien doit se préparer à recevoir le Corps du Christ pour la première fois. Ensuite, il est invité à communier à chaque eucharistie, particulièrement le dimanche.

    La célébration eucharistique comporte toujours :

    • la proclamation de la parole de Dieu
    • l’offrande du Christ à Dieu le Père
    • l’action de grâce à Dieu le Père pour tous ses bienfaits, surtout pour le don de son Fils
    • la consécration du pain et du vin
    • la participation au repas liturgique par la réception du Corps et du Sang du Seigneur Jésus.

    Le Christ se donne. Celui qui veut recevoir le Christ dans la Communion doit se trouver en état de grâce. Celui qui a conscience d’avoir péché gravement ne doit pas communier sans avoir reçu le pardon par le sacrement de la réconciliation.

  • Pourquoi se confesser ?

    Pourquoi se confesser ?

    Dans toute famille, il n’y a de réconciliation possible que s’il y a un pardon demandé et un pardon reçu. Il en est de même dans l’Église, et c’est réconfortant d’entendre quelqu’un qui a reçu cette mission nous dire : « Je te pardonne tes péchés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ».

    Propos recueillis auprès du père Marcel Hallynck par Maryse Masselot (revue Église de Lille n°10-2016)

    On est parfois découragé de se confesser en pensant que l’on recommencera les mêmes péchés. Il est certain que la confession ne nous transforme pas complètement. Mais le sacrement du pardon nous met dans l’humilité devant Dieu qui nous aime malgré notre faiblesse et cette rencontre est essentielle.

    Parfois, on ne voit pas en quoi consistent nos péchés, on ne sait pas quoi dire. On n’a parfois l’impression que l’on n’a pas de péchés. Cependant, si nous ne voyons pas nos péchés, nos voisins, eux, les connaissent. Saint Jean dit «Si nous disons que nous n’avons pas péché, la vérité n’est pas en nous» (1 Jn 1,8-10). Si on a l’impression de n’avoir rien à dire, c’est le signe qu’il y a quelque chose à changer dans sa vie.

    Il arrive que l’on se confesse rarement par ce qu’on n’en éprouve pas le besoin. Si on comprend bien ce qu’est ce sacrement… notre participation ne repose pas seulement sur un besoin ressenti, mais sur la conviction de son importance pour notre relation avec Dieu.

    De plus, l’Eglise demande aux chrétiens de se confesser au moins une fois par an avant Pâques. On peut le faire régulièrement, avant chaque grande fête par exemple. Ce peut être aussi une fois par mois ou à un rythme déterminé avec un accompagnateur. On peut en effet aussi vivre cette rencontre sacramentelle encore plus fréquemment comme un acte de foi ou parce que l’on porte des choses lourdes.

    En revanche, il n’est pas souhaitable de se confesser tous les jours ! Porter son péché est aussi une expérience spirituelle. Nous ne sommes pas dans une conception « hygiéniste » de la confession où il faudrait enlever une tâche dès qu’elle apparaît, mais dans l’approfondissement de la qualité d’une relation avec Dieu qui se dévoile toujours davantage comme infiniment miséricordieux.

    Source: Site internet du diocèse de Nanterre

    Comment se confesser ?

  • Pourquoi la messe ?

    Pourquoi la messe ?

    Comme le Christ, dans l’Évangile, guérissait les malades en les touchant, à la messe, le Christ nous touche et se laisse toucher, dans son corps mystique (l’Église) et eucharistique (l’hostie). Il nous sauve… et, petit à petit, il change notre vie. Voilà pourquoi la messe est le cœur, le sommet et le centre de la vie chrétienne. Et plus nous serons conscients que nous ne pouvons vivre notre foi tout seul, plus nous nous rendrons compte de la nécessité d’aller à la messe, où le Christ nous donne des frères et des sœurs. « L’Eucharistie fait l’Église » disait saint Jean-Paul II : à la messe, nous trouvons notre place dans l’Église qui est le Corps du Christ.
    Les gestes et paroles de la messe sont comme un cadeau précieux donné par l’Église. Grâce à eux, nous pouvons nous adresser à Dieu, le remercier, répondre à son amour qui nous précède toujours.

    C’est Jésus lui-même a institué la messe. Le soir du Jeudi saint, il fait déjà librement l’offrande de sa vie : « Ceci est mon corps… Ceci est mon sang… » C’est ce dernier repas (la Cène) qui donne le sens de la Passion de Jésus. Puis le Christ ajoute : « Faites ceci en mémoire de moi. » Fidèles depuis ce jour à ce commandement, les Apôtres, puis les évêques leurs successeurs, et les prêtres, ont perpétué le sacrifice eucharistique jusqu’à aujourd’hui.

Fêtes chrétiennes

  • Qu’est-ce que la Trinité ?

    Qu’est-ce que la Trinité ?

    Les chrétiens sont baptisés « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».

    Au début d’une prière, on se marque du signe de la croix sur le front, le cœur et les épaules en invoquant Dieu : Au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit : c’est la Trinité.

    L’homme n’est pas capable d’imaginer un Dieu unique qui existe en trois personnes. C’est Dieu qui nous a révélé ce mystère de son amour par l’envoi de son Fils et du Saint-Esprit. Jésus nous a révélé que Dieu est « Père », en nous montrant d’une façon unique et originale, que Lui-même n’existe que par son Père. Jésus est un seul Dieu avec le Père. Jésus a promis à ses apôtres – les douze hommes qu’Il a choisis et envoyés – le don de l’Esprit Saint. Il sera avec eux et en eux pour les instruire et les conduire « vers la vérité tout entière » (Jean 16, 13). Ainsi, Jésus nous le fait connaître comme une autre personne divine.

    La Trinité est Une : nous ne croyons pas en trois dieux, mais en un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Chacune des trois personnes est Dieu tout entier. Chacune des trois personnes n’existe qu’en union avec les deux autres dans une parfaite relation d’amour. Ainsi toute l’œuvre de Dieu est l’œuvre commune des trois personnes et toute notre vie de chrétiens est une communion avec chacune des trois personnes.

    Source : eglise.catholique.fr

  • Qui est saint Sylvestre ?

    Qui est saint Sylvestre ?

    Pape (33ème) de 314 à 335 (✝ 335)

    Sylvestre était un Romain et fut le premier pape de la paix constantinienne. Il instaura la tolérance du christianisme au sein de l’Empire romain.
    Il est l’un des premiers saints canonisés sans avoir subi le martyre. Il est fêté le 31 décembre.

    Il fut très respectueux de l’autonomie des Eglises orientales. Il entreprit de grands travaux dans la Rome impériale.
    C’est sous son pontificat que l’empereur Constantin fait édifier la basilique Saint-Jean de Latran, la basilique de Sainte-Croix de Jérusalem, la basilique de Saint-Paul hors les Murs, la basilique de Saint Laurent. Saint Sylvestre intervient pour le mobilier liturgique, les ornements. Il aménagea les catacombes. Il eut la tâche d’organiser l’Église dans une société enfin pacifiée.

    Selon la légende médiévale, il aurait guéri l’Empereur Constantin d’une lèpre incurable en le baptisant. C’est ainsi que l’empereur se serait converti au christianisme.

     

  • Que fête-t-on le 8 décembre ?

    Que fête-t-on le 8 décembre ?

    La célébration de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie – située dans les premiers jours de la nouvelle année liturgique et du temps de l’Avent – nous rappelle la destinée unique de cette femme juive, choisie par Dieu. Pour la foi chrétienne, Marie est indissociable de l’enfant qu’elle a porté, Jésus, en qui s’est totalement manifesté le Dieu vivant. Elle est appelée, depuis le concile d’Éphèse (431), « Mère de Dieu ». Selon la tradition catholique, depuis le dogme promulgué par le pape Pie IX, le 8 décembre 1854, elle est déclarée préservée du péché originel dès sa naissance.

    Cette fête est à l’origine de la fête des Lumières à Lyon.

    Pourquoi un dogme ?

    Un dogme est une vérité de foi solennellement proclamée par le Pape pour être accueillie par l’Église. Ainsi, le 8 décembre 1854, dans la Bulle Ineffabilis Deus, le pape Pie IX déclarait : « Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout puissant, en vue des mérites de Jésus Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles ».

    En d’autres termes, pour accueillir le Fils de Dieu, Marie ne pouvait avoir en son cœur aucune trace d’hésitation ou de refus. Dieu avait besoin que le don de son amour rencontre une foi parfaitement pure, une âme sans péché. Seule la grâce (le don gratuit de Dieu) pouvait ainsi la préparer, et elle en est comblée (Évangile selon saint Luc, chapitre 1). Comme un fruit anticipé du pardon offert par Jésus sur la croix, Marie (qui a été conçue normalement, par l’union de son père et de sa mère) est immaculée, pure de tout péché, et préservée de cette séparation d’avec Dieu qui marque l’homme dès le début de son existence, le péché originel.

    « Pour la plupart des gens, « l’immaculée conception » voudrait dire que Marie est devenue mère, a conçu Jésus, par l’action de l’Esprit Saint, sans relation conjugale. Comme si la relation conjugale était, par elle-même, un péché. Ce n’est pas du tout ce que dit la foi chrétienne. Si le mariage était un péché, il ne pourrait être un sacrement […] rappelle Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes. Que voulait dire Pie IX ? Que fête l’Église catholique le 8 décembre ? Ceci : Marie, dès l’origine, a été totalement étrangère au péché. C’est pourquoi, dans toutes les apparitions, elle se montre toujours merveilleusement belle, rayonnante de lumière et de bonté ».

    Lourdes et l’Immaculée

    Les apparitions de Lourdes ont eu lieu quatre ans après la proclamation solennelle du dogme de l’Immaculée Conception par le pape Pie IX. Le 25 mars 1858, dans la grotte humide et sombre de Massabielle, Marie converse familièrement avec Bernadette qui l’interroge ; elle lui dit son nom : « Je suis l’Immaculée Conception ».

     

    Source : eglise.catholique.fr

     

  • Qu’est-ce que le Carême ?

    Qu’est-ce que le Carême ?

    Le Carême ce sont 40 jours de réflexion et de prière (pour commémorer les 40 jours que Jésus passa dans le désert) qui préparent à la mort et la résurrection du Christ. C’est le temps de se recentrer sur l’essentiel.
    Quatre maîtres-mots : Jeûne, prière, partage et pardon

    Le Carême commence par le Mercredi des cendres : 26 février.
    On y célèbre aussi le Dimanche des Rameaux, 5 avril, dernier dimanche avant Pâques.
    Le jour où Jésus fut accueilli comme roi à Jérusalem. Hosanna !

    Il culmine avec la semaine sainte marquée par le

    • Jeudi saint, 9 avril
      Le dernier soir avant sa mort, Jésus dîna avec ses disciples. L’Église célèbre cela avec l’Eucharistie, connue sous le nom de communion.
    • Vendredi saint, 10 avril
      Deux jours avant Pâques, l’Église commémore la condamnation à mort du Christ et sa crucifixion.

    La semaine sainte se termine avec le dimanche de Pâques, 12 avril, la plus importante des célébrations de l’Église.
    On commémore la résurrection de Jésus.

  • Qu’est-ce que la Toussaint ?

    Qu’est-ce que la Toussaint ?

    Comme son nom l’indique, c’est la fête de tous les saints.
    Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

    Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.
    Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.

    La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ. Le pape Jean-Paul II nous l’a fait comprendre en béatifiant et canonisant un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des figures aussi différentes que le Père Maximilien Kolbe, Edith Stein, Padre Pio ou Mère Térésa…

    La vie de ces saints constitue une véritable catéchèse, vivante et proche de nous. Elle nous montre l’actualité de la Bonne nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint parmi les hommes. Témoins de l’amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement – ils ne sont pas devenus saints du jour au lendemain, par leurs doutes, leurs questionnements… en un mot : leur humanité.
    La Toussaint a été longtemps célébrée à proximité des fêtes de Pâques et de la Pentecôte. Ce lien avec ces deux grandes fêtes donne le sens originel de la fête de la Toussaint : goûter déjà à la joie de ceux qui ont mis le Christ au centre de leur vie et vivre dans l’espérance de la Résurrection.

    Source : www.eglise.catholique.fr

    Le lendemain, le 2 novembre, les chrétiens prient pour les défunts qui ne sont pas encore au paradis.
    L’Église nous enseigne que la prière de ceux qui sont encore sur la terre participe à cette préparation des défunts à la joie du ciel. C’est le sens de la prière pour les défunts.

    C’est pour signifier cela qu’à l’occasion de ces célébrations, un grand nombre de personnes se rendent dans les cimetières pour honorer leurs proches disparus et fleurir leur tombe.

    Et Halloween ?

    Il y a plus de 2500 ans, les Celtes célébraient, le 31 octobre, leur Nouvel an, la fin des récoltes, le changement de saison et l’arrivée de l’hiver.

    Cette fête en l’honneur de la divinité Samain (dieu de la mort), permettait de communiquer avec l’esprit des morts. Ce jour-là, les portes entre le monde des vivants et celui des morts s’ouvraient : selon la légende, les fantômes des morts rendaient alors visite aux vivants. Pour apaiser les esprits, les villageois déposaient des offrandes devant leurs portes.
    Cette fête est conservée dans le calendrier irlandais après la christianisation du pays, comme un élément de carnaval. Elle s’implante ensuite aux Etats-Unis avec les émigrés irlandais de la fin du XIXème siècle où elle connaît, aujourd’hui encore, un immense succès. Halloween traversera ensuite l’Atlantique et arrivera en France essentiellement pour des raisons commerciales.

    Etymologiquement, « Halloween » vient de l’expression anglaise « All Hallows Eve »?, qui signifie « veille de la Toussaint ». Il est, bien entendu, difficile de comparer Halloween à la Toussaint. Ces deux fêtes sont en effet totalement contradictoires.

    Halloween est avant tout un prétexte pour faire la fête et oublier les longues soirées automnales, souvent pluvieuses et tristes.
    La Toussaint, elle, est une fête beaucoup plus recueillie, « intérieure ». L’Eglise nous libère de cette peur de la mort en insistant, au jour de la Toussaint, sur l’espérance de la Résurrection et sur la joie de ceux qui ont mis les Béatitudes au centre de leur vie.Elle recentre sur le Christ, vainqueur de la mort.

    Halloween est une fête de la peur. La Toussaint, au contraire, est une fête de la communion, communion avec les saints et avec les morts. Communion de tous par et avec un Dieu d’Amour. Être en communion de pensée, par la prière, c’est être en lien, en relation, en sympathie avec les autres.

    Alors que faire ? Sans doute redonner éclat à la Toussaint, fêter avec plus de joie et de dignité ce grand jour. Et expliquer à nos enfants qu’Halloween, c’est juste pour s’amuser !

    Source : eglise.catholique.fr

  • Qu’est-ce que la Chandeleur ?

    Qu’est-ce que la Chandeleur ?

    Fête gourmande pour les uns, jour de procession autour de la lumière pour les autres, la Chandeleur est tout cela et bien plus !

    Tous les ans, le 2 février, l’Église catholique fête la chandeleur, la présentation du Seigneur (Jésus-Christ) au Temple. Cette célébration a lieu 40 jours après Noël, elle clôt cette période mais annonce déjà le carême et Pâques.

    40 jours après Noël

    Cette fête est appelée Théophanie, c’est-à-dire “manifestation de Dieu”. Alors que Marie et Joseph viennent accomplir la prescription de la loi, Syméon reconnaît Jésus comme le Messie, le fils de Dieu Sauveur, la “lumière qui se révèle aux nations“.

    Fête de la lumière

    Par cette phrase de Syméon, Jésus est reconnu comme lumière pour les peuples. Le nom “chandeleur” provient de la locution latine Festa candelarum, fête des chandelles. Lors de cette fête, une procession au lumignons est souvent organisée, pour rappeler que Jésus est lumière du Monde.

    Entre Noël et Pâques

    La loi juive prescrivait de venir consacrer à Dieu le garçon premier-né de chaque famille. Ce rite de consécration se matérialisait par l’offrande et le sacrifice d’animaux, correspondant au niveau de richesse des parents. Marie et Joseph viennent sacrifier deux petites colombes, indiquant qu’ils n’étaient pas riches.

    Cette consécration constituait un mémorial de la délivrance historique du peuple juif de l’esclavage en Égypte. En consacrant Jésus-Christ, la Vierge Marie et Joseph se rappellent que Dieu a libéré le peuple juif de l’esclavage en Égypte. Le sacrifice des colombes et cette consécration annoncent aussi le sacrifice futur de Jésus, qui va mourir sur la croix pour racheter l’Humanité de la mort et du péché.

    Pourquoi des crêpes à la chandeleur ?

    Avant le Ve siècle, les paysans purifiaient leur terre en portant des flambeaux avant les semailles. La farine excédentaire servait à confectionner des crêpes, symbole de prospérité pour l’année à venir.

    La forme et la couleur de la crêpe évoque le Soleil enfin de retour après la nuit de l’hiver. On dit aussi que le pape Gélase 1er, qui christianisa la chandeleur, réconfortait les pèlerins arrivés à Rome avec des crêpes. Enfin la crêpe protège en outre la récolte de la moisissure et le foyer du malheur.

    Les crêpes sont donc liées à la chandeleur. A l’époque romaine, on fêtait vers le 15 février, le dieu de la fécondité Lupercus, car c’était le début de la saison des amours chez les oiseaux ! Les celtes aussi fêtaient la fin de l’hiver début février.

    Voici pourquoi de nombreux dictons sont nés à propos de ce jour de février, sur le même thème comme « A la Chandeleur, L’hiver s’apaise ou reprend vigueur ». A noter qu’à cette période, les jours allongent et le blé en herbe croît sérieusement !

     

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (2,22-40)
    Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’ Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’ Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
    « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
    Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
    Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction
    – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
    Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
    Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

     

  • Qu’est-ce que l’Épiphanie ?

    Qu’est-ce que l’Épiphanie ?

    Début janvier, la fête des Rois est à l’honneur dans les boulangeries.

    Mais d’où vient cette fête ? Que dit la Bible sur les rois mages ?

    Le mot « Épiphanie » vient du grec épiphanéia, « apparition ».
    Cette fête chrétienne célèbre la manifestation du Christ aux mages venus d’Orient, se rendant à Bethléem pour rencontrer le roi des juifs qui vient de naître.

    Mais tout ce que l’on connaît de la tradition actuelle n’est pas forcément relaté dans la Bible. Par exemple, saint Matthieu ne parle pas dans son évangile de trois mages mais de trois présents : de l’or (pour honorer le Christ en tant que roi), de l’encens (pour vénérer le Christ en tant que Dieu) et de la myrrhe (utilisé pour ensevelir les morts, la myrrhe nous rappelle que Dieu s’est fait homme).

    Ensuite, les mages ne sont pas des rois.
    Chez les anciens Perses, les mages désignaient des prêtres ou des magiciens. C’est plus tard que le jour de l’Épiphanie est associé au jour de la fête des Rois, et que sont imaginés leurs prénoms (Gaspard, Melchior et Balthazar) et leur origine (Asie, Europe et Afrique).

    En France, la célébration de cette fête est fixée au dimanche le plus proche du 6 janvier. On partage ce jour-là une brioche en forme de couronne ou une galette à la frangipane, dans lesquels une fève est cachée. Celui qui la trouve devient roi ou reine d’un instant. Le partage de la galette faisait partie des célébrations autour du solstice d’hiver et symbolise le soleil.

    La célébration de l’Épiphanie varie selon les confessions et les cultures. Par exemple, en Espagne, le jour est férié et c’est le jour où les enfants reçoivent des cadeaux ; à Venise, les gondoliers défilent déguisés en sorcières ; en Allemagne, des enfants déguisés en rois mages font du porte-à-porte pour bénir les maisons.

    Ingrid V.

     

  • Qu’est-ce que l’Assomption ?

    Qu’est-ce que l’Assomption ?

    Célébrée le 15 août, elle commémore la gloire de Marie avec Dieu au terme de sa vie terrestre. Pour Marie, l’Assomption est la suite de sa participation à la vie de Jésus.

    La foi en l’Assomption, générale parmi les chrétiens d’Orient, est partagée par les catholiques.
    On célèbre cette fête dès le IVè siècle, à Antioche, et au Vè siècle en Palestine. Il semble que la date du 15 août ait été choisie en Orient par l’empereur Maurice (582-603) pour commémorer l’inauguration d’une église dédiée à la Vierge montée au ciel.
    C’est le 1er novembre 1950 que le Pape Pie XII affirmait la foi de l’Église en l’Assomption de la Vierge Marie par une définition dogmatique.Il écrivait notamment : « Nous affirmons, nous déclarons et nous définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la gloire céleste. »

    Ascension ou Assomption ?

    Pour distinguer l’Assomption et l’Ascension, il suffit d’étudier le sens des mots :

    • Assomption vient du latin assumere : “enlever”.

    On parle de l’assomption de la Vierge Marie car c’est Dieu qui l’attire au ciel pour qu’elle soit auprès de lui.
    Où et quand Marie est-elle morte ? Rien ne le dit dans la Bible.

    • Ascension, du latin ascendere : “monter”.

    Jésus rencontre une dernière fois ses disciples quarante jours après sa résurrection à Pâques. Étant Dieu (comme son père), il monte alors au ciel de ses “propres forces”.

    Petit moyen mémotechnique pour ne plus avoir la langue qui fourche : assomption comporte un “m” comme Marie !

    Jours de fête et de repos

    L’Ascension, sa date varie chaque année mais tombe toujours un jeudi, 40 jours après Pâques.

    L’Assomption est fêtée par les chrétiens à une date fixe : le 15 août (qui est férié depuis 1638).
    Pour la petite histoire, le roi Louis XIII, frustré de ne pas avoir d’héritier avec son épouse Anne d’Autriche, prie ardemment la Vierge Marie. Et demande à tous ses sujets d’organiser des processions en son honneur. En 1638 naît enfin le petit Louis (futur Louis XIV). Le roi décide alors de perpétuer la tradition.

  • Pourquoi Noël ?

    Pourquoi Noël ?

    Pour les chrétiens, la fête de Noël célèbre la naissance de Jésus, Fils de Dieu, le Sauveur attendu, annoncé par les prophètes

    Comme le racontent les évangélistes Luc et Mathieu, Marie « mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire ».

    Dans les environs, se trouvaient des bergers. L’Ange du Seigneur s’approcha et leur dit : « Aujourd’hui vous est né un Sauveur dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ».

    « Rien de merveilleux, rien d’extraordinaire, rien d’éclatant n’est donné comme signe aux bergers, commentait récemment le pape Benoit XVI. Ils verront seulement un enfant entouré de langes qui, comme tous les enfants, a besoin de soins maternels ; un enfant qui est né dans une étable et qui, de ce fait, est couché non pas dans un berceau, mais dans une mangeoire. Le signe de Dieu est l’enfant, avec son besoin d’aide et sa pauvreté ».

    A Noël, le Fils de Dieu se fait homme !

    Dans l’étonnant déroulement de cet événement inouï – le Fils de Dieu s’est fait homme ! -, les Pères de l’Eglise ont vu bien des signes : d’abord parce que l’enfant de Bethléem est né pauvre parmi les pauvres qu’étaient les bergers. Egalement parce qu’enfant, il est faible et sans défense.

    Jésus vient ainsi parmi les hommes en partageant en tout leur condition humaine, à l’exception du péché.

    > Questions autour de Noël

  • Mois de mai, mois de Marie

    Mois de mai, mois de Marie

    La dédicace d’un mois à une dévotion particulière est une forme de piété populaire dont on ne trouve guère l’usage avant le XVIIIème  siècle. Mai, mois de Marie est le plus ancien et le plus connu des mois consacrés, officiellement depuis 1724

    Cette consécration est née à Rome. La promotion du mois de Marie doit beaucoup aux Jésuites. Au XIIIe siècle, le roi de Castille avait déjà associé dans son chant la beauté de Marie et le mois de mai. Au siècle suivant, mai étant le mois des fleurs, un dominicain avait l’habitude de tresser des couronnes pour les offrir à la Vierge le 1er  mai. Au XVIème siècle, St Philippe Néri exhortait les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le mois de mai.

    Marie n’est pas le terme de la prière, elle en est l’occasion. C’est parce qu’il se termine par la fête de la Visitation, que le mois de mai nous invite à nous rapprocher de Marie pour la prier, la chanter et nous confier à sa médiation.

    « Le mois de mai nous encourage à penser à elle et à en parler d’une façon particulière. C’est en effet son mois. Le temps de l’Année liturgique et ce mois de mai nous invitent à ouvrir nos cœurs à Marie d’une façon toute spéciale »
    Jean Paul II, audience générale du 2 mai 1979.

  • Pâques expliqué aux enfants

    Pâques expliqué aux enfants

    Jusque dans nos fêtes familiales, les rituels de Pâques sont issus de notre foi.

    Les œufs et les cloches

    Comme le veut la coutume, vous avez caché quelques œufs dans le jardin… mais savez-vous pourquoi ? Ils sont les symboles de la fécondité et de l’espérance donnée par Pâques. La légende veut que les cloches aillent en pèlerinage à Rome. Elles partent après avoir sonné le Gloria du Jeudi saint et reviennent au matin de Pâques en carillonnant, chargées d’œufs qu’elles répandent dans les jardins.

    Plus prosaïquement, les œufs ne se consommaient pas autrefois lors du Carême et s’entassaient pendant quarante jours. Pour s’en débarrasser, les adultes les donnaient aux enfants. À partir du XIIIe siècle, les œufs peints apparaissent en Europe, souvent coloriés en rouge en référence au sang du Christ. Aujourd’hui encore, au gré de leur imagination, les enfants peuvent décorer les œufs de peinture, gommettes, plumes, glitter pailleté…

    Nappe blanche, fleurs et lumière

    Dimanche de Pâques : table de fête ! Sur la nappe blanche, couleur de la résurrection, les bougies répandent une joyeuse lumière, symbole du Christ Ressuscité, vainqueur de la mort et des ténèbres.

    Prévoyez des petits bouquets de pâquerettes, jonquilles, lilas ou coucous. Sacrifiez quelques branches de prunus aux fleurs roses, de forsythia aux fleurs jaunes, ou de pommiers aux fleurs blanches. Ces fleurs marquent l’arrivée du printemps et le retour de la vie. Elles témoignent de cette vie éternelle et de la béatitude que le Christ vient nous rendre.

    De l’agneau au menu

    Il est de tradition de servir en ce dimanche de l’agneau, plat du Jeudi saint et de la pâque juive. Cet animal doux qui se laisse mener à l’abattoir symbolise en effet le Christ et son sacrifice. La provision d’œufs se dégustait jadis en omelette, le jour de Pâques. On la repousse à présent au lundi.

    En dessert, la coutume privilégie les biscuits riches en œufs : brioche, pain d’épices, biscuit à la fleur d’oranger. Il existe en Alsace un biscuit en forme d’agneau, appelé osterlamm, « agneau pascal ».

    Les chocolats

    Certains représentent un lapin ou un lièvre blanc car dans les pays germaniques, c’est lui qui apporte les friandises aux enfants. Quant au poisson, il correspond au cryptogramme des premiers chrétiens persécutés. Du grec Ichtus, ils traduisaient chaque initiale ainsi : Jesu Christos Theou Uios Sôter « Jésus-Christ, de Dieu le Fils, Sauveur ».

    Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, alléluia !

    Source : http://www.famillechretienne.fr

  • Comment vivre l’avent ?

    Comment vivre l’avent ?

    L’avent, ce temps de préparation aux fêtes de Noël qui nous invite aux rêves, les lumières des rues plein les yeux…
    Mais l’avent c’est surtout la préparation à la venue du Fils de Dieu fait Homme !
    C’est un temps qui nous est donné comme un cadeau pour accueillir LE cadeau de Dieu.

    Voici quelques idées pour vivre différemment cette marche vers Noël

     

    Pour un Noël spirituel

    • En vivant une méditation de la Parole quotidienne : chaque jour je prends le temps de lire et méditer l’Evangile du jour
    • En vivant une retraite à la maison :
      Avec les frères dominicains de Lille : aventdanslaville.org
      Avec la famille Ignatienne : ndweb.org
      Avec les Carmes : carmes-paris.org
    • En prenant le temps de vivre le sacrement de la réconciliation. Je peux prendre contact avec le prêtre de ma paroisse, de mon mouvement, de mon aumônerie et lui confier mon désir d’accueillir le pardon de Dieu pour moi dans ma vie.
    • Avec un calendrier de l’avent chrétien : chaque jour une prière, une pensé ou une action à réaliser

    Pour un Noël solidaire

    En choisissant une action pour mieux rencontrer celui qui est né pauvre au milieu des pauvres…

    • En assurant un service auprès d’une association, comme par exemple « Un cado pour un charclo« , qui récolte et distribue des cadeaux de Noël pour les sans-abri, les petits frères des pauvres, ou d’autres initiatives.
    • Je peux essayer de me dépasser en osant une parole envers une personne avec qui j’avais plus de mal, une personne dans la rue, une voisine qui est seule…
    • En reprenant contact avec une personne à qui j’aurais aimé demander pardon…
    • En prenant le temps de poser un petit geste qui me permet de m’ouvrir et d’aller vers plus de vie : dire bonjour, sourire, oser une parole, respecter une parole donnée…
    • En réalisant un calendrier de l’avent inversé : chaque jour, au lieu de recevoir un cadeau, on en offre un ! Pourquoi pas mettre de côté un objet que l’on n’utilise plus (bonnet, gant, couverture,…) pour offrir ces présents à Noël à une association, ou directement à des personnes démunies.

    Pour un Noël vers l’Évangélisation

    Noël est une formidable occasion pour l’annonce de l’Evangile.

    Peut-être le temps de l’Avent peut être l’occasion de voir comment au cours de notre repas de famille de Noël nous laisserons une place à celui qui doit être au centre de notre fête.
    Peut-être ce temps peut nous être donné pour souhaiter à nos collègues, nos amis, etc… non pas une « bonne fête de Noël » mais une « bonne fête de la Nativité ».
    Peut-être l’occasion d’ouvrir et de témoigner dans nos églises auprès des personnes qui viennent « voir » la crèche et les accompagner dans une démarche de prière devant la crèche.

  • Fête de la sainte famille

    Fête de la sainte famille

    Le dimanche après Noël (ou le 30 décembre si Noël tombe un dimanche), on célèbre la sainte Famille : Jésus, Marie et Joseph, le modèle de la vie familiale pour les chrétiens.

    La liturgie invite à célébrer ce mystère dans sa réalité concrète et quasi quotidienne : Le Verbe se fait chair, il naît et vit dans une famille qui ressemble à toutes les autres. Et cette famille nous est donnée en exemple. Dieu peut venir habiter chez nous, au milieu de nous.

    A l’origine, un missionnaire français au Canada

    C’est un prêtre français, missionnaire au Canada, François de Laval, qui est à l’origine du culte de la Sainte Famille.  Il a été déclaré saint par le pape François le 3 avril 2014. Il approuva en 1663 une confrérie de la Sainte Famille fondée par un jésuite, le père Chaumonot.

    Léon XIII l’inscrit dans le calendrier liturgique

    Depuis la réforme liturgique de 1969, la Sainte Famille se fête le dimanche qui suit immédiatement la fête de Noël, ou lorsque le 25 décembre tombe un dimanche, le 30 décembre.

     

    Sources : nominis et aleteia